Le pétrole se paie cher dans les comptes de nos échanges extérieurs où les mauvais chiffres se succèdent... Le commerce extérieur a connu en juillet un déficit presque record (2,7 Md€, soit près du double de celui de juin), portant ainsi le déficit cumulé depuis le début de l'année à près de 14 Md€. Les importations ont encore grimpé (31,2 Md€), sous la poussée des prix de l'énergie, tandis que les exportations ont reculé (-3,3%, à 28,5 Md€), notamment dans l'automobile et l'aéronautique.
La balance des paiements penche, elle aussi, de plus en plus vers le déficit (-2,3 Md€ en juillet, soit 1,7 Md€ en plus que le mois précédent), portant ainsi le solde sur les 7 premiers mois de l'année à -14,3 Md€ (soit 12,5 Md€ de plus que pour la même période de 2004). Cette détérioration résulte d’une dégradation de 14 Md€ du solde des biens. Par ailleurs, l’accroissement de 1,2 Md€ des transferts courants nets à l’étranger est compensé par une progression de 2,4 Md€ de l’excédent des revenus, qui s’élève à 5,3 Md€ depuis le début de l’année. Le compte financier présente un solde créditeur de 4,3 Md€ en juillet.
Les investissements directs affichent un solde net de – 0,4 Md€. Les investissements directs français à l’étranger (- 3,3 Md€) sont constitués essentiellement de prêts intra-groupe (pour 2,5 Md€), tandis que les opérations en capital social sont en fort recul par rapport à juin (à -0,4 Md€) sous l’effet d’opérations de désinvestissement. De leur côté, les investissements directs étrangers en France s’élèvent à 2,9 Md€.