L’année 2005 est déjà placée sous le signe des grandes catastrophes naturelles où le déferlement des eaux joue un rôle déterminant et destructeur.
Il y a quelques mois à peine - le 26 décembre 2004, la nouvelle année allait poindre - un tsunami semait la misère et la désolation en Asie. Des centaines de milliers de sans abri vivent encore aujourd’hui dans des conditions précaires.
Le cyclone Katrina et ses conséquences dévastatrices (900 morts recensés) occupent depuis fin août, le devant de la scène avec son cortége de dommages et de sinistres dans les régions du sud de la Louisiane, de l’Alabama et du Mississipi.
Depuis la nuit des temps, les cataclysmes naturels où les eaux sont en furie font – hélas - partie intégrante de la vie de notre planète. Sans remonter au Déluge, signe Biblique et symbolique des craintes humaines en ce domaine, l’Europe également n’a pas échappé à ce genre d’événements météorologiques ou climatiques aux conséquences effroyables.
Parmi les plus meurtriers sur notre continent, signalons que le 3 février 1953, (A la suite d’une très forte tempête qui avait sévi entre le 31 janvier et le 3 février 1953) un raz de marée dévastait les Pays bas. Plus d’une centaine de villes et villages étaient noyés sous les eaux, dans la région de Zélande et dans les villes environnantes de Belgique et d’Allemagne. Une Mer du Nord déchaînée emporta les digues et tout fut englouti sur son passage, sur 2000 km2. A l’époque, sans compter les milliers de personnes sans abri, 2000 personnes environ - mortes ou disparues - en seront les victimes.
Que les puristes, les scientifiques et les météorologues nous pardonnent tant il est sûrement vrai que les origines et les mécanismes déclencheurs d’un Tsunami, (Vague découlant du mouvement d’un océan ou d’une mer à la suite d’un séisme, d’une explosion, d’un effondrement en milieu marin) doivent être différenciés de ceux d’un cyclone (Très forte tempête tourbillonnante sur elle-même) ou d’un raz de marée (Crue du niveau des mers à la suite d’un mouvement terrestre). Cela étant, les conséquences restent malheureusement très proches… pour ceux qui les subissent dans leur environnement direct.