Le salon international Batimat 2005 se tiendra du 7 au 12 novembre à la Porte de Versailles, à Paris. Il accueillera plus de 2.700 stands de 47 pays (un record), et plus de 400.000 visiteurs de 140 nationalités différentes. Cet immense lieu d’échange destiné aux professionnels est axé cette année autour du développement durable.

Quelles innovations vont émerger du salon cette année ?
Dominique Tarrin : Le développement durable est aujourd’hui suffisamment avancé pour montrer des choses concrètes, sur le thème de l’énergie notamment. On s’oriente tout doucement vers des bâtiments à énergie positive, qui vont produire leur propre énergie, grâce à la récupération solaire notamment. Les industriels de la construction vont proposer de plus en plus de produits photovoltaïques, des tuiles, des menuiseries…
C’est une manière de redynamiser le marché ?
Dominique Tarrin : Toute innovation conduit à terme à provoquer de la croissance, à créer des marchés. Si on fait des maisons autonomes et attractives, le consommateur aura des demandes nouvelles. Et l’offre suivra. Car le développement durable ne concerne pas seulement l’environnement. Le volet social est également important : savoir coller à la notion d’accessibilité. La population doit disposer de bâtiments spécialisés, adaptés à ses besoins. C’est la notion de bâtiment intelligent.
Le développement durable n’est plus considéré comme une contrainte par les professionnels ?
Dominique Tarrin : Comme un argument de vente plutôt. La maison suit l’exemple de la voiture qui, dans les années 90, a su faire évoluer son offre, avec l’ABS, la clim… Et cela concerne aussi l’aspect financier : on raisonne aujourd’hui en terme de coût global. On investit parfois – ce n’est pas toujours le cas - un peu plus à la construction, pour moins dépenser ensuite.