Tout le monde est concerné d’une façon ou d’une autre par le bouleversement des habitudes de jeux informatiques qui touche tous les âges et toutes les familles. (Voir LDC numéro 344 rubrique NTIC « la révolution invisible »). A ce sujet, les jeux vidéo de liberté extrême sont devenus un genre à part entière. Vers toujours moins de limites.
A l’origine, ce que l’on n’appelait pas encore les jeux de liberté extrême pouvaient être des jeux de gestion, comme l’immortel SIM CITY ou encore la série des THEME. Vous pouviez à souhait construire ou détruire, faire vivre ou mourir etc…avec quand même un objectif de réussite. En mélangeant ce genre de jeu avec le FPS (First Person Shooter) vous agrandissez considérablement les possibilités de jeu. Plus question de seulement tuer des gros monstres baveux dans tous les sens comme dans les classiques : vous devez en plus gérer votre personnage en choisissant ses évolutions et ses missions. Ce sont les RPG (Roles Playing Games) ou jeux de rôles. A l’extrême, cela a donné le populaire SIM ou vous refaites avec plaisir dans le virtuel tout ce qui enquiquine dans le réel : le repassage, la vaisselle, sortir les poubelles, payer les factures... Et ainsi, pendant longtemps, les jeux avaient une dimension assez cartésienne ou un tant soit peu manichéenne. Puis le progrès des machines et le développement des consoles de salon ont inauguré l’idée de jeu dans un vaste univers et sans limite morale. Le premier du genre a été « GTA » (Grand Theft Auto), qui à peine sorti fut l’objet de vives polémiques au point d’être interdit à la vente. Le but du jeu était de voler des voitures pour s’enrichir. Le choc social passé et la technologie en plus, des villes entières non plus en 2 mais en 3D ont été créés. Les jeux ont évolué alors vers l’extrême limite, c’est à dire d’être libre dans le jeu de faire le bien ou le mal, de suivre le fil conducteur du jeu ou plutôt de s’évader dans un univers virtuel très réaliste, avec toujours plus de violence. Les hits du genre ont tous été des best-sellers et ont donné lieu à des sagas sur consoles et PC : « The Getaway », « GTA : San Andrea », « Driver »… Le dernier né de la famille est du 23 mars : « Le Parrain » vous voilà bras droit de Don Corleone, prêt a faire régner le chaos de la guerre des gang dans les rues du New York des années 30.
Et la morale de l’histoire dans tout ça ? C’est bien tout le problème ! Car aux yeux des spécialistes, de vastes jeux vidéo sans éthique sont devenus le défouloir absolu et bénéfique pour les uns et source de tous les maux sociaux pour les autres, comme pour la violence à la télévision. Le débat de fond reste toujours le problème de la responsabilité des joueurs (ou de leurs parents, concernant les plus jeunes). Certain diront qu’il y a un côté dangereux et schizophrénique à ces jeux où l’absence de principes pourrait estomper la limite entre fantasmes et réalité au point que la personne perde pied. Sans tomber dans cet excès simpliste, comme durant les polémiques sur les jeux de rôles en grandeur nature, il est recommandé de surveiller les joueurs : n’importe qui ne peut pas y jouer et pas à n’importe quel age. De préférence, protégez vos enfants qui avant l’age de 15, 16 ou 18 ans ne devraient pas avoir accès à certains de ces jeux.
En règle générale, je suis contre les jeux informatiques. A présent, les jeunes et moins jeunes sont incapables de jouer entre eux sans l'intermédiaire "d'une machine infernale" qui fatigue l'esprit et torture le cerveau. Il faut bien l'admettre, l'écran n'a jamais reposé l'esprit, encore moins les yeux et les nerfs... L'outil informatique, dans certains cas, dénature les relations humaines. Les gens ne sont plus capables de communiquer, de s'entendre, il leur faut toujours des "accessoires" pour vivre (ordinateurs, balladeurs, tél portable...). La simple relation humaine sans intermédiaire n'existe pratiquement plus et c'est triste. J'ai eu la chance de connaître une enfance privilégiée de ce côté et c'est la raison pour laquelle je me sors de toutes les situations difficiles et échappe à la dépression si fréquente au moindre écueil chez certains.
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