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Economie
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L'emploi à deux vitesses.
La création du tout nouveau chèque transport ne fait pas que des heureux. Pour certains, cela accroît la différence entre les salariés des grandes entreprises par rapport à ceux des PME et TPE. Il y a d'abord eu le « chèque déjeuner », puis le « chèque emploi service universel », voici maintenant le « chèque transport » qui devrait voir le jour en janvier 2007.
Il sera mis en place de façon facultative par les employeurs qui pourront participer jusqu'à 50% du prix de l'abonnement aux transports en commun.
Bien sûr c'est très bien, mais les bénéficiaires en seront très certainement pour un très grande majorité les salariés des grandes entreprises ou de PME possédant un nombre important de salariés. C'est-à-dire, les personnes qui bénéficient déjà des « chèques cadeaux » pour la rentrée des classes, la fête des Mères, à noël, etc…, et qui de plus cotisent à une mutuelle santé de premier ordre ; avantages certains et non visibles.
Les propos de M. Alain Lecanu, en charge de l'emploi à la CFE-CGC sont clairs. « Le chèque transport va encore accentuer la discrimination entre petites et grandes entreprises ». Il est vrai que le constat est simple à effectuer. D'après une photo de l'emploi en France, 1 Français sur 2 ne peut élire de comité d'entreprise (plus de 50 salariés) et plus d'1 sur 4 ne peuvent se faire représenter par un délégué du personnel (plus de 10 salariés).
Les entreprises de moins de 20 salariés (90%) ne peuvent pas rivaliser pour attirer et garder les salariés. Ce sont elles qui embauchent le plus, et comptent, toujours selon M. Alain Lecanu, CFE-CGC, «un grand nombre de salariés qui viennent se former et chercher ensuite à intégrer un grande entreprise où ils bénéficient d'avantages supplémentaires en plus de leur salaire ». Les 2 vitesses viennent également des 35 heures. Beaucoup de société de moins de 20 salariés bénéficient d'un régime dérogatoire, et il est de fait que plus l'entreprise est petite, plus le nombre d'heures augmente.
Quant aux salaires, cela devient criant. La moyenne des salaires dans une entreprise de 500 salariés et plus est de 2750€. Elle passe à 2270€ dans celles de 10 à 19 salariés, et de 2060€ pour les salariés d'entreprises qui en comprennent de 1 à 9. Les principaux problèmes des PME et TPE concernent les rémunérations et le manque d'évolution des carrières. Si elle est mise en place, la suppression des charges sociales sur les petits salaires améliorera certaines conditions, mais il faudra bien veiller à ce que certains employeurs n'abusent pas de cette possibilité d'embauche. Personne n'est parfait !
(04/10/2006)
Jean Luc Morin Lien vers le site |
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