La téléphonie mobile
Un marché dynamique de 21 Md€ Le marché des mobiles est désormais un marché de masse de 21 Md€ qui comprend 51,7 millions de clients, et ce, 15 ans après la commercialisation des premiers services. Son développement va de pair avec la couverture par les réseaux mobiles d'une très large proportion de la population (plus de 98% fin 2006). Ces chiffres sont révélés par une étude très complète réalisée par l'Idate et Coe-Rexecode pour l’Observatoire Economique de la Téléphonie Mobile de l'AFOM, l’Association Française des Opérateurs Mobiles, dont voici quelques extraits.
Utilisateurs Près de 4 français sur 5, de 15 ans et plus, étaient équipés d'un téléphone mobile à fin 2006. Mais le taux d’équipement varie selon les tranches d’âges : 95% pour les 18-24 ans, 51% pour les plus de 60 ans, sensiblement en deçà de la moyenne européenne, comme les moins de 18 ans. Près de 80% des foyers sont équipés d'au moins un téléphone mobile, ce qui situe la France dans la moyenne européenne. 14% des foyers déclarent en outre avoir accès à un ou plusieurs téléphones mobiles, mais pas d’accès à la téléphonie fixe (18% en moyenne dans l'Union européenne). Le nombre de clients a augmenté en moyenne de 13,1% par an, entre fin 2000 et fin 2005. Cette croissance est supérieure à celle observée en Allemagne (+12,7%), au Royaume-Uni (+12%) et en Italie (+4,7%).
Usages La première consommation du mobile reste la voix, malgré le succès du SMS et la progression des autres services non voix (MMS, WAP, etc.). De fait, 14% des foyers français déclarent ne pas avoir de ligne fixe et la croissance du trafic voix mobiles (+129% entre 2000 et 2005) contraste avec le déclin du trafic des lignes fixes (-13% entre ces deux mêmes années). 7 clients mobiles sur 10 utilisent les SMS. L’usage des SMS, à l’origine centré sur les plus jeunes, qui restent cependant toujours les plus gros utilisateurs, se diffuse progressivement vers les tranches d’âges plus élevées.
Trafic Le trafic moyen voix sortante mobile par habitant est particulièrement élevé : 108 minutes par mois pour la France en moyenne en 2005, contre 46 pour l'Allemagne ou 94 pour l'Italie. Une très grosse partie de la clientèle est à caractère résidentiel, même si le mobile s'est d'abord imposé dans un contexte professionnel et continue de progresser sur ce marché. Aujourd’hui, le mobile représente plus de 40% de la totalité du trafic téléphonique (fixe, Internet et mobile).
Consommation grand public La facture moyenne d'un client mobile grand public s'élevait à 24,10 € HT par mois en 2005, hors coût des terminaux et services à valeur ajoutée (selon l'ARCEP). Après une augmentation de 3% en 2004, dans un contexte de fort développement du trafic, le montant a diminué sensiblement en 2005. Après une période de forte augmentation liée à la dynamique d'équipement (2000-2003), au cours de laquelle le poids des services mobiles dans la consommation des ménages est passé de 0,66% à 1,16%, le niveau des dépenses s'est stabilisé. Par comparaison, ce niveau de budget est à peu près équivalent à celui consacré à l'achat de presse, livres et papeterie (1,3% de la consommation des ménages en 2005).
Équipement des entreprises Du côté des entreprises, le niveau d'équipement en mobiles varie avec la taille : de 56% à 87%, voire au-delà pour les grandes entreprises, en 2005. 18% des actifs disposaient, en moyenne à mi-2006, d'un téléphone mobile professionnel contre 13% en 2005.
Opérateurs L'offre de services mobiles, en métropole, est commercialisée par : - 3 opérateurs de réseaux (94% des clients) : Orange (42% des clients), SFR (36%) et Bouygues Telecom (16%), - 12 MVNO (Opérateur de réseau mobile virtuel. 3%) : Tele2 Mobile, NRJ Mobile, Virgin Mobile, Breizh Telecom, Debitel, Coriolis Telecom, Ten, Neuf Mobile, Carrefour Mobile, A-Mobile, Transatel et Mobisud, - des licences de marques (3%) : Universal Mobile, M6 Music Mobile, FNAC Mobile, ainsi que divers accords avec des clubs de football... La filière des télécommunications mobiles était constituée de 723 entreprises en 2004, selon l’Insee : fournisseurs (équipements de réseau, terminaux, composants, plates-formes logicielles…), distributeurs, et sociétés de services (centres d'appel, sociétés de maintenance…).
Marché Le marché est structuré en deux segments : les abonnés qui disposent d'un forfait mensuel (65%), et les clients qui utilisent des rechargements prépayés, sous forme de cartes (35%). Le taux de contrats avec abonnement est plus élevé en France que chez ses voisins, notre pays se situant toutefois loin derrière la Finlande où 80% des clients mobiles sont abonnés.
CA Le chiffre d’affaires consolidé des opérateurs mobiles est estimé à 20,8 Md€ en 2006, en hausse de 1,4%. La croissance des revenus a diminué régulièrement au fil des ans (23% en 2001, moins de 6% en 2005), compte tenu de la maturité du marché, du niveau de concurrence et de la baisse des prix (26% de baisse du prix moyen de la minute en 4 ans). L’essentiel de l’activité est constitué par la voix, les services non voix (SMS, MMS, WAP, etc.) ne représentant que 15% du CA des opérateurs en 2005. Au total, les opérateurs mobiles ont vu leur chiffre d'affaires multiplié par 10, en 10 ans (1996 à 2006). Avec une valeur ajoutée de 10 Md€ en 2005, l'industrie des services mobiles apporte une contribution à la richesse nationale supérieure à celle de l'industrie aéronautique civile (8,4 Md€).
Investissements Au total à fin 2006, les opérateurs de réseaux mobiles ont investi environ 30 Md€, essentiellement dans le déploiement de leurs réseaux, ce qui représente près de 40% de l'investissement total des opérateurs de télécommunications en France (fixe et mobile) au cours de la période. Les investissements ont représenté en moyenne 12,8% du CA des opérateurs mobiles en 2005, soit 1,4% de l'investissement des entreprises en France (FBCF de sociétés non financières). S'ajoutent à ces investissements dans le réseau, les dépenses commerciales liées à l'acquisition des clients et au renouvellement (commissions des distributeurs et subvention des terminaux), soit plus de 2 Md€.
Emplois La téléphonie mobile génère aujourd'hui, directement et indirectement, 95.000 emplois. Par comparaison, c’est davantage que la construction aéronautique civile, qui comptait, fin 2006, environ 75 000 emplois.
Source : AFOM - www.afom.fr
(11/04/2007)
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