3 questions à Corinne Zarzavatdjian, commissaire général du salon Siseg-Proseg
« Il y a une prise de conscience autour du développement durable »
Siseg-Proseg, le salon international des services généraux et des achats hors production, se tiendra du 5 au 7 juin à Paris Expo porte de Versailles, à Paris. Plus de 40 secteurs d’activité seront représentés, autour de 400 exposants et 12.000 visiteurs. Rencontre avec Corinne Zarzavatdjian, commissaire général du salon.
Le salon marque-t-il une nouvelle tendance du monde de l’entreprise ? Tout a fait ! Les services généraux constituent une fonction en plein essor, et prennent de plus en plus d’importance. Ils sont devenus des managers clés de l’entreprise. Ils constituent un lien social important entre les salariés et la direction générale. Le directeur des services généraux n’est plus une personne qui ne pense qu’à optimiser les coûts, c’est aussi quelqu’un qui va avoir à gérer l’immobilier, tout ce qui touche de près ou de loin à l’entreprise, la climatisation par exemple.
Quelles sont les préoccupations actuelles des services généraux ? Il y a prise de conscience autour du développement durable. Les enjeux environnementaux sont pris très au sérieux. Comment arriver à zéro papier, comment gérer le courrier, réussir à le dématérialiser grâce à une gestion électronique. Tout cela répond à une exigence de plus en plus grande des utilisateurs, des salariés d’une société. Ils ont besoin, aujourd’hui plus qu’hier, de travailler dans de très bonnes conditions. Un salarié doit être efficace immédiatement, il ne doit pas avoir à se soucier de son environnement.
Constate-t-on une évolution dans la nature des achats ? Complètement. A l’époque, on disait « on va passer à la moulinette des achats ». Ce n’est plus le cas aujourd’hui. On achète une prestation de qualité. Le prix entre évidemment en ligne de compte, mais on tend à optimiser les coûts, sous la pression des actionnaires. Ce qui est important aussi, c’est la qualité de service, les solutions trouvées pour l’entreprise. Il ne s’agit pas d’acheter un produit pour le changer trois semaines après. En cela, le salon sera tourné vers l’avenir.
(02/05/2007)
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Un manager doit être propriétaire, au moins en partie, de l'entreprise qu'il dirige et à laquelle il consacre ses efforts, et dépendant essentiellement, pour ses revenus, non d'un salaire mais des bénéfices.
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