Ligne de crédit, proposée par des spécialistes du recouvrement depuis plus de 30 ans

 Economie & Société sur Internet

Nous contacter | Publicité | Ligne de Crédit, pour qui ? | Vendredi 5 décembre 2008

Abonnement :   Mail pro   Mail perso   
Edition du 29 Août 2008 / N°385 Le(s) saint(s) du jour
Explorimmo, annonces immobilières Gorrias-Consultants, Formation en recouvrement recouvrement.org L'annuaire du recouvrement sur le net Recouvrement en ligne de vos impayés en France et à l'International vite encaisser, spécialiste du recouvrement immédiat de vos impayés L'actualité de l'économie
Sommaire
Services
Bourse
Partenaires

Café du commerce

Du dehors et du dedans

Il y a bien eu certaines informations ou incidents notables cet été. Mais rien de vraiment sérieux. Rien qui ne soit consistant pour intéresser la grande masse populaire , alanguie durant la période estivale. Rien qui ne soit terriblement sanglant.  Il y a bien eu le tour de France pourri par le dopage. Rapide et mesquine fut la récolte. Les rayons de miel de la lucarne et « la une » de nos quotidiens se sont vite dégarnis.


Les « perf » - performance, perfidie, et perfusions - ont à peine assuré le tiercé du 14 juillet. Les vacances du Président de la République sont apparues immédiatement salvatrices bien qu’apparentées à la race des vieux marronniers. Cela étant, « arbre nouveau, nouvelle taille » pouvaient justifier l’intérêt et raviver les foules endormies. L’objectif s’avéra difficile à atteindre et les cartouches firent long feu. Le lieu de villégiature, la promenade en mer, les jeans et les lunettes noires  n’ont fait que banaliser  la situation. Le Président ressemblait ainsi à un million de français qui, chaque année, choisissent de traverser l’Atlantique pour leurs vacances. Certes, il avait rencontré le diable mais cela aussi apparaissait banal puisque Faust l’avait fait avant lui. Dans le même ordre d’idée la disparition du Cardinal Lustiger n’a pas pu soulever de tintamarre ou de broncas.  Comment critiquer post mortem celui qui, en s’appuyant avec fermeté sur sa spiritualité,  avait passé sa vie à vouloir concilier la kippa et la calotte ? Heureusement, quelques horribles faits divers favorisèrent ces grandes leçons que seuls les médias organisés savent donner aux responsables de toutes sortes, pour leur indiquer, après ,ce qu’ils auraient du faire avant l’accident en question. Tous ces événements réunis sont insuffisants pour combler le lecteur ou le téléspectateur, avide de sensations fortes. Rien de commun entre tout cela et la chute d’un Concorde ou un bon tsunami. Aucun dividende ne fut touché y compris lors de l’annonce de l’écroulement du cours des valeurs boursières. Sujet qui, il est vrai,  ne peut passionner les foules, puisque seuls quelques privilégiés sont détenteurs d’actions qu’ils se contentent de dilapider honteusement, entre eux, sans penser au magma laborieux qui doit vivre au rythme du temps, subir les intempéries et se passer de soleil. Voilà enfin une ignominie à montrer du doigt. Prévoir, organiser et attendre cette période de congés sans finalement avoir droit aux rayons promis est tout simplement avilissant, incompréhensible, inadmissible. Les affres de l’Astre, le mauvais temps et les conséquences palpables, dés maintenant, du réchauffement climatique feraient enfin les beaux jours de ceux qui passent leur temps à penser au temps. Evénement durable, la météo fut le gisement de l’été. Porteur de mauvaises mines, le sujet présente par surcroit l’avantage de pouvoir évoquer les calamités subies par de pauvres hères dans le monde entier. Le mauvais temps sévit partout. Sauf peut-être sur la côte d’Azur et la Corse, ce qui n’est qu’injustice, qui devrait être proscrite, dénoncée, et sévèrement punie en cas de récidives. Bien avant que le cyclone Dean ne se déchaîne aux Antilles, Le Figaro avait, en photos, fait  un tour cataclysmique de la planète, Le Monde titrait « En Asie la pire mousson de mémoire d’homme » (Titre qui s’apprécie dans la longue portée de la durée de vie humaine) et Le Parisien qui, sans conteste, publie chaque jour la meilleure page météo de toute la presse française, s’en donnait à cœur joie avec sa manchette sur la « Météo de l’été : le vrai bilan ». A partir de cette réflexion, doit-on comprendre que quelques concurrents aient pu publier des informations inexactes, fausses ou imprécises ? Il ne faudrait pas jouer avec les choses sérieuses !  
La météo, qui prend actuellement une telle importance dans la vie quotidienne, tout en faisant tourner les  moulins écologistes, ne va pas tarder à faire trembler Montesquieu. Il lui sera pardonné d’avoir omis dans la séparation des pouvoirs celui de la Presse ou le rôle de l’Economie moderne, mais sûrement pas d’avoir oublié  celui symbolisé par la grenouille. Il faut dire qu’à son époque, elle ne devait être qu’un têtard dans l’échelle de ses préoccupations.

Les avantages que présentent les données météo sont incontestablement bénéfiques. Mais comme toute médaille a sa zone d’ombre,  il faut avoir conscience que la permanente litanie d’une pluviométrie abondante et d’un déficit d’ensoleillement finit par nous atteindre à l’endroit sensible : le moral. Cela est d’autant plus regrettable qu’il n’est pas obligatoire qu’il fasse beau dehors pour avoir chaud dedans. Au cœur.  
(11/09/2007)
Gérard GORRIAS
Vos réactions :
- Dans notre Languedoc, il n'a pas plu (mais v...(14/09/2007 - 16:30)
Dans notre Languedoc, il n'a pas plu (mais vraiment pas) mais il n'a mêmme pas fait beau.: vent aigre,alternance de nuages et soleil voilé, rien de bon pour les amateurs de plage et encore mpins pour les jardiniers.Alors on se trouve très étonnés d'entendre "les autres" si arrosés. Peut-êtwvfkere lavigne aura apprécié.

+ Merci.J'avais déja les yeux ouverts et avec ...(14/09/2007 - 07:22)
+ Une prose intelligente, comme toujours un vr...(13/09/2007 - 12:20)
+ Lire votre édito est toujours un régal, est-...(13/09/2007 - 12:02)

Réagissez :
nom* :    email* : 
commentaire* : 
* = champs obligatoires
Retour accueil...