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Edition du 11 Septembre 2008 / N°386 Le(s) saint(s) du jour
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l’Affacturage

Une formule à succès

L’affacturage continue de séduire les entreprises françaises. Plus de 25.000 d’entre elles y ont eu recours l’an dernier. Ses atouts tiennent dans les 3 services qu’il cumule :
- l’allégement de la trésorerie : paiement cash des factures en échange de la cession des créances clients,
- l'assurance-crédit : prévention des risques et garantie contre les impayés,
- la gestion du compte clients : délégation du contentieux et recouvrement.

Les entreprises qui bénéficient de ces services affichent en moyenne un CA de 3 M€, mais des petites sociétés (200 k€ de CA) en croissance rapide font aussi souvent appel à cette formule.
Le coût de l'affacturage peut varier de 0,15 % à 1,5 % du CA.

Selon une étude que vient de publier la Commission bancaire de la Banque de France sur le secteur, les sociétés d’affacturage ont enregistré de bonnes performances au cours de l’exercice 2006.

Des performances record

Le volume d’activité a progressé à un rythme dynamique (+13%) pour dépasser pour la première fois le seuil de 100 Md€ de créances traitées.

L’amélioration du taux de marge, qui s’établit à 4,34% contre 4,19% en 2005, a permis à la majorité des sociétés d’affacturage d’accroître leurs revenus et d’améliorer sensiblement leur rentabilité en dépit d’une vive concurrence soulignée unanimement par les acteurs du marché.

Le PNB (produit net bancaire) des factors a ainsi enregistré une progression de 10% pour atteindre 739 M€. Le coefficient d’exploitation moyen a baissé de 61,4% en 2005 à 57,3%.

Créances douteuses stables

Le taux de créances douteuses n’a pas évolué significativement, passant de 4,8% à 4,7%. Ces chiffres doivent néanmoins être interprétés avec prudence. Si dans certains cas un déclassement automatique est opéré selon les délais prévus par la réglementation comptable, la plupart des établissements ne déclassent pas les impayés lorsque la situation financière du débiteur ne semble pas en cause. Si cette pratique n’est pas contraire à la réglementation, les critères retenus pour apprécier le caractère douteux d’une créance impayée peuvent différer d’un établissement à l’autre, et ne font pas toujours l’objet de règles clairement formalisées.

Doublement du coût du risque

Même si le coût du risque enregistré par les 15 spécialistes du secteur a presque doublé par rapport à 2005, il n’a absorbé qu’environ 5% du PNB et reste contenu. Pour mémoire, ce taux avait atteint 8,64% en moyenne entre 1997 et 1999. Le stock de créances restées impayées après leur échéance a par ailleurs progressé pour atteindre 15% de l’encours d’affacturage contre 11% en 2005.

Rappelant que les sociétés d’affacturage sont selon les cas exposées sur leurs clients, les adhérents, ou sur les débiteurs des créances acquises, il est apparu que l’augmentation du coût du risque est principalement imputable à des défaillances de clients. A cet égard, le nombre d’incidents liés à des prises en garantie de factures non valides aurait sensiblement augmenté en 2006.

Il peut être cependant souligné que la part des encours d’affacturage sur des adhérents présentant un profil risqué est en diminution, de 58% à 56%. En outre, les financements accordés à des entreprises en défaut, ou présentant un risque de défaillance élevé, sont passés de 14% à 9%. Enfin, 95% des encours recensés (3 Md€) sur les dix premiers débiteurs des établissements ayant répondu à l’enquête portent sur des encours bénéficiant d’une notation FIBEN favorable. L’encours sur des débiteurs notés défavorablement ne s’élève qu’à 159 M€.

Bond du résultat net

Enfin, le résultat net des 15 établissements ne réalisant que des opérations d’affacturage a progressé de 20% pour atteindre 174 M€.

Source : Banque de France - http://www.banque-france.fr/
(12/09/2007)
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