Ligne de crédit, proposée par des spécialistes du recouvrement depuis plus de 30 ans

 Economie & Société sur Internet

Nous contacter | Publicité | Ligne de Crédit, pour qui ? | Vendredi 3 septembre 2010

Abonnement :   Mail pro   Mail perso   
Edition du 11 Septembre 2010 / N°386 Le(s) saint(s) du jour
Recouvrement de créances, impayé, recouvrement France, recouvrement international Gorrias-Consultants, Formation en recouvrement recouvrement.org L'annuaire du recouvrement sur le net Recouvrement en ligne de vos impayés en France et à l'International vite encaisser, spécialiste du recouvrement immédiat de vos impayés L'actualité de l'économie
Sommaire
Services
Bourse
Partenaires

Café du commerce

Les Mains chaudes

Il y a une communication non verbale qui s’installe tous les jours un peu plus dans notre société sans que l’on y prête attention. Ce n’est pas grave mais significatif d’un état d’esprit  qui témoigne d’une certaine inconséquence face aux événements. Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais aujourd’hui, on applaudit partout et pour n’importe quoi. Les bravos sont à la mode.


On les emploie pour tous. Pour  le taureau qui déboule dans l’arène ou le chien qui fait le beau lors d’un concours animalier. Quelles raisons motivent ces démonstrations de claques à tout va ?
 
A chaque coin de rue, il faut battre des mains. Cela est désormais intégré au rituel des baptêmes et communions. Ils assurent peut-être la fusion entre le paganisme et l’acclamation. Idem à l’issue de la visite d’un monument ou d’un château. Le guide a droit à une petite rasade de clap-clap. C’est moins coûteux qu’un pourboire. Le cinéma n’échappe pas toujours au ridicule. La télé fait partie de la distribution. Il y a d’abord celui qui, seul ou en famille, applaudit son récepteur imaginant que son interlocuteur est concerné par sa réaction. A noter que le téléspectateur accompagne fréquemment son geste d’une expression verbale qui va du « C’est bien dit » au « Pauvre type ». Parfois les formules visent la gueule ou une partie plus charnue du concerné à l’écran.

Il faut dire, aussi, que la télévision donne l’exemple de la soumission au rite. On peut même se demander si, insidieusement, ce ne sont pas les images répétées des applaudissements télévisés qui gouvernent de plus en plus nos réactions quotidiennes en ce domaine. Car les applaudissements télévisés sont habituellement organisés comme à la à la belle époque. A ce moment là, on embauchait des spectateurs « bidons » destinés à applaudir. Rien n’a changé à l’heure des jeux, débats et autres réalisations débiles. Tous ceux qui ont participé à une émission de ce genre savent qu’au moment où ils sont filmés – ce qui leur permettra d’être vus par Papa-Maman et Tati – un homme de la régie lève un grand panneau devant l’estrade, sur lequel est écrit un énorme « Applaudissements ». Les conditionnés - pardon les participants - « réagissent » aux instructions du régisseur qui prendra soin d’expliquer la règle du jeu avant le début de l’émission. De la vraie spontanéité garantie sur commande !

Les hommes politiques ou les grands leaders publics n’envisagent pas une réunion sans applaudissements. Leur profession de foi, se doit d’être interrompue, ponctuée, poussée  par des salves continues et répétées d’applaudissements qui selon l’expression qu’ils emploient régulièrement « signent une victoire historique ». En ce sens, les applaudissements prennent une couleur « citoyenne ». Ils sont le leurre d’une  démocratie active qui est véritablement participative au point qu’il y a un échange de bonheur entre l’orateur et les participants. Du haut de sa tribune, il « chauffe la salle »  emploie les mots justes, recherchent les effets  pour se faire applaudir et les citoyens applaudissent à tout rompre chaque souffle. Lui et eux sont venus pour cela. C’est la fête à neu-neu, tout le monde est content.

Les applaudissements se font remarquer également par leur qualification spécifique. Ainsi ils sont encourageants, nourris, chaleureux et parfois même à la fin de certains concerts pop ou rap, « frénétiques ». Les plus beaux quand même restent ceux qui actuellement nous viennent d’Amérique. Dans ce cas l’acteur ou le chanteur a fait « un standing ovation ». Applaudir debout, cela change tout pour la circulation du sang, quand on est resté assis trop longtemps. Une mode stupide, qui nous ferait presque oublier que les applaudissements se confondent sûrement avec l’aube de l’humanité. Pendant longtemps, ils ont servi à encourager, remercier, féliciter une prestation publique. Aujourd’hui ils sont galvaudés, employés à tous bouts de champ, incongrus, incohérents. Quel dommage, qu’ils ne permettent plus de distinguer le vrai du faux puisque tout est applaudi de manière identique. Les génies comme les nuls. Une égalité reptilienne qui permet de s’exprimer en groupe. Nos cousins les gorilles communiquent, parait-il, en tapant dans les mains. Tout comme nous, ils se font plaisir en ayant, pour un moment, les mains chaudes.    
(19/09/2007)
Gérard GORRIAS
Vos réactions :
+ Il y a dans les applaudissements une notion ...(23/09/2007 - 11:52)
+ Oui, moi aussi c'est à l'issue d'un baptême ...(22/09/2007 - 06:53)
+ APPLAU-DIRE, une façon simple de pouvoir s'e...(21/09/2007 - 12:36)
- La nature humaine est depuis l'hère de la co...(21/09/2007 - 09:37)
La nature humaine est depuis l'hère de la communication en tous genre canalisée par la peur. C'est en aplaudissant que le genre humain de notre époque trouve une forme de "reconnaissance" en faisant parti d'un groupe ! Il en a rien à faire de la raison pour laquelle et pour qui il aplaudit au moment ou il le fait, il a moins peur....

+ Avez vous remarqué que l'on applaudit même e...(20/09/2007 - 11:35)

Réagissez :
nom* :    email* : 
commentaire* : 
* = champs obligatoires
Retour accueil...