Ligne de crédit, proposée par des spécialistes du recouvrement depuis plus de 30 ans

 Economie & Société sur Internet

Nous contacter | Publicité | Ligne de Crédit, pour qui ? | Vendredi 21 novembre 2008

Abonnement :   Mail pro   Mail perso   
Edition du 17 Octobre 2008 / N°388 Le(s) saint(s) du jour
Explorimmo, annonces immobilières Gorrias-Consultants, Formation en recouvrement recouvrement.org L'annuaire du recouvrement sur le net Recouvrement en ligne de vos impayés en France et à l'International vite encaisser, spécialiste du recouvrement immédiat de vos impayés L'actualité de l'économie
Sommaire
Services
Bourse
Partenaires

Café du commerce

Il n’y a pas de fumée sans feu

Il est admis sans discussion possible que la pomme de terre, le beaujolais ou l’art puissent être qualifiés de « nouveau » sans que cela ne crée de schisme entre citoyens. C’est même ce qualificatif qui donne un goût croustillant à l’une, une robe ambrée à l’autre et nous fait trouver du génie et du charme, au cœur de l’œuvre.


La nouveauté est signe de modernisme  et  de jeunesse. De manière générale notre pays va de l’avant et s’inscrit dans l’air du temps. C’est un bienfait. Avec cette remarque de taille : l’accouchement se fait rarement sans douleur. La simple idée que ceci remplacera désormais cela est dans le meilleur des cas, source de contrariétés. De manière générale, la manifestation sert d’étendard au mécontentement.  Pour autant l’approbation d’une innovation ne génère pas de grandes effusions. Avouons-le d’un trait, les français s’adaptent avec plus ou moins de grogne aux nouveautés proposées dans différents domaines.

Ce qui est sûr, c’est qu’Ils n’aiment pas qu’on touche aux droits. Surtout pas aux droits acquis.  Ce qui est écrit est un dû auquel il ne faut jamais renoncer. Quand bien même la situation d’origine ne serait plus la même ou ne correspondrait pas à la réalité. La prime de neige est prévue par les textes. Peu importe que l’on se trouve aux Antilles. Rien ne doit modifier l’ordre établi. Affirmer que cette vocation est inscrite dans les gênes serait exagéré. Toutefois il est à remarquer que le sport de l’habitude se pratique très jeune. L’école est un creuset bien connu. La situation se poursuit  au collège où il est de coutume de profiter de l’expérience des ainées pour dénommer les professeurs de tous les noms d’oiseaux en brossant leurs traits de caractères faisant des profs de mathématiques ou d’anglais, des monstres aux  grands pieds. Ils étaient ainsi catalogués par les anciens, ils le resteront pour les nouveaux arrivés. « Le bizuth » des grandes écoles, ce benêt au courant de rien se doit d’apprendre aussi rapidement que possible les règles de la maison et les respecter. Au temps du service militaire, « les bleus » devaient se conformer aux usages sans venir contrarier ce qui se faisait ainsi depuis des lustres. En un mot, comme en cent, nous sommes, des conservateurs. Cela étant il convient de ne surtout pas le dire, et de ne jamais le reconnaître publiquement. Cet état de fait n’est pas sans conséquence en matière politique. Ici la situation est ambigüe. Par certains cotés, les citoyens veulent que « les choses changent » et sont prêts à faire au quotidien « la révolution » souhaitant derechef que « tout soit comme avant ».

Les citoyens sont régulièrement enclins à mettre en place aux plus hautes fonctions institutionnelles – et les dernières élections présidentielles en sont un exemple – des hommes nouveaux. Mais, attention, ceux-ci ne doivent rien faire de novateur sous peine d’être sanctionnés par les uns ou par les autres. L’impératif tient dans ce fameux dicton qui consiste à « faire du neuf avec du vieux ». La plupart des politiciens d’antan s’étaient spécialisés dans cette démarche extrêmement délicate qui consistait à pédaler pour faire concomitamment du « sur place, marche avant, marche arrière ». Certains auraient mérité, il y a quelques mois encore, de concourir parmi les plus grands prestidigitateurs. D’autres, nous faisait admettre certains changements tout en nous laissant croire que rien ne serait modifié dans l’avenir. Ce système a montré ses limites pour le temps de travail. Parallèlement, quelques dirigeants guidés par leur seule volonté de demeurer aux commandes ont préféré abdiquer. Les retraites, la sécurité sociale, la justice, l’enseignement  etc… en sont les exemples les plus significatifs. Ils se sont congratulés pour laisser la situation en l’état : Les successeurs assureront la suite. A noter que les successeurs sont maintenant dans la cabine de pilotage et qu’il leur appartient de décider de manière urgente de nouvelles normes, provoquant des vagues de protestation par secteur professionnel concerné.

Pour faire obstacle aux innovations nous avons un secret que les autres nations nous envient, un petit rien qui change tout. Une dose mini, que l’on appelle aussi un soupçon,  suffit à faire monter la mayonnaise sur « les conséquences dramatiques » des nouvelles mesures mises en œuvre. Le soupçon permet à lui seul de semer cette graine magique qui pousse en toute saison, le doute. Il apparait aux coins des rues,  relayé par les médias qui assurent la pérennité de leurs fonds de commerce. Pour cela ils s’appuient sur la compagne du soupçon. Méchante,  nourrie par la jalousie, l’ambition et la malveillance, la rumeur permet de faire accoucher la montagne d’une souris et assure parfois l’infortune du bon sens. Il est vrai que le soupçon et la rumeur obtiennent raison  auprès de tous ceux qui connaissent la suite, par avance. Pour eux, « il n’y a pas de fumée, sans feu » !

(17/10/2007)
Gérard GORRIAS
Vos réactions :
+ Positif ! Voilà des textes et des idées qui ...(23/10/2007 - 15:04)
+ Au-delà du rugby nous avons clairement vu qu...(22/10/2007 - 18:33)
+ article tres pertinent et de bon sens...(22/10/2007 - 11:39)
+ Vous êtes toujours aussi bon. C'est un vrai ...(20/10/2007 - 00:35)
+ Quel espoir donnons-nous au peuple. Naître p...(18/10/2007 - 10:59)
- En fait il faudrait que les choses changes s...(17/10/2007 - 14:48)
En fait il faudrait que les choses changes sans que personnes s'en aperçoive. Une évolution lente mais constante qui permettrait de mettre en place des innovations qui ne seraient pas des nouveautés; mais des situations anciennes qui évolueraient pour devenir modernes. Aux orties! Les chercheurs, les inventeurs, les créateurs qui nous obligent à nous remettre en questions et à lire des modes d'emploi auxquels on ne comprend rien. Accrochons nous à nos petits privilèges corporatifs qui nous rendent la vie tellement plus agréable … et différente, si le voisin de pallier ne les a pas! Alors oui!... Soyons révolutionnaire! Et de gauche, pour dire haut et fort ce qu'il faut faire, pour ne pas faire ce que les autres pourraient faire. Comment n'y avons-nous pas pensé plus tôt! Et suivons les progrès du vieux Fidel, grand révolutionnaire, - bientôt devant l'éternel – qui a su montrer l'exemple et faire remonter le temps à son peuple. Enfin, allons à reculons et montons toujours plus bas, pour avancer! Mais surtout ne changeons rien, selon la formule consacrée et à la mode en ce moment, ou l'on ne change pas une équipe qui ne gagne pas! Comme toujours bien vu Monsieur Gorrias


Réagissez :
nom* :    email* : 
commentaire* : 
* = champs obligatoires
Retour accueil...