Avec 5,4 Md€ en 2006, les entreprises privées de collecte et de traitement des déchets non dangereux ont réalisé un chiffre d’affaires en augmentation de 4,6% par rapport à 2005, selon une étude publiée par l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie). Cette croissance du marché est liée principalement au relèvement de prix pratiqués par ces sociétés.
Pour cette année, les professionnels prévoient une nouvelle croissance globale de leurs activités de 4,1%.
Investissements
Parallèlement, le marché des investissements en matériels, installations de collecte et installations de traitement est en décroissance (- 4,5% de chiffre d’affaires entre 2005 et 2006). Cette évolution qui devrait s’accentuer, s’explique en partie par l’achèvement des travaux de mise en conformité des incinérateurs et par les retards liés aux interrogations croissantes des riverains face aux nouvelles installations de traitement.
Déchets ménagers
Le gisement des déchets non dangereux des ménages et assimilés augmente d’environ 1% par an depuis 10 ans, soit deux fois moins que la consommation des ménages. Il s’élevait en 2005 à 33,8 millions de tonnes (Mt) hors « déchets verts » et rebuts encombrants.
Depuis 2 ans, ce gisement tend à se stabiliser. Les déchets recyclables, issus du tri à la source (collecte sélective en porte-à-porte et collecte en déchèteries sur apport volontaire), représentent un bon tiers du total (12,4 Mt, 37 %). Ils sont en augmentation constante depuis 2002 (+ 3,9% en 2005) avec la généralisation de la collecte sélective.
La plupart des déchets ménagers non dangereux finissent en centre de stockage où ils sont incinérés alors qu’une fraction, biodégradable, pourrait faire l’objet d’un traitement biologique par compostage ou méthanisation.
Déchets dangereux
Le marché des déchets dangereux a atteint 1 Md€ l’an dernier, poussé par l’augmentation des quantités collectées et traitées.
De nouvelles filières
Pour les prestations de service, les nouveaux modes de collecte et de traitement des déchets non dangereux ont fortement progressé dans les dernières années, mais restent encore minoritaires en termes de chiffre d’affaires. Cela vaut pour les déchets des ménages comme pour ceux des entreprises.
Le CA de la collecte sélective devrait avoir progressé de 11 % en trois ans (2005-2007). Mais, bien qu’il soit plus coûteux à la tonne, le CA de cette activité est encore inférieur de près d’un tiers à celui de la collecte « en mélange » (collecte traditionnelle des ordures résiduelles après collecte sélective).
Côté traitement, les modes classiques (stockage et incinération) constituent encore plus de la moitié du CA du traitement des déchets des ménages et assimilés. Mais la part des filières de recyclage et de traitement biologique progresse d’année en année.
Source : http://www.ademe.fr/