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Edition du 1 Janvier 2008 / N°393 Le(s) saint(s) du jour
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Parfums et cosmétique

Un leadership mondial

L’industrie française des parfums et cosmétiques a retrouvé en 2002 la position de premier exportateur mondial qu’elle avait toujours maintenue depuis 1995, hormis deux années (2000 & 2001) où les Etats-Unis l’ont devancée. Globalement, ce secteur se démarque par une forte concentration et la prépondérance de groupes à la renommée mondiale comme L’Oréal, selon les dernières statistiques publiées par le ministère de l’Industrie (2004).

Les quatre premières entreprises de la branche concentrent le quart des effectifs totaux, mais leur part de chiffre d’affaires s’amenuise au fil des ans : de 22 % en 1995, à 20 % en 2000, elle se situe à 19 % sur l’exercice 2002.

Les ventes à l’exportation sont elles aussi fortement corrélées à la taille des entreprises : les 10 premières totalisent près de la moitié des ventes, et plus du quart (27%) repose sur les quatre premières.

En matière d’échanges internationaux, la parfumerie affiche un taux de couverture spectaculaire : 521 % en 2004. Cependant ce taux s’amenuise d’année en année : il était de 569 % en 2002. Près de la moitié des ventes à l’export est réalisée par les entreprises de grande taille.

La région Ile-de-France concentre près de la moitié des effectifs des établissements du secteur (48 %). Les rémunérations y sont aussi presque deux fois plus élevées que partout ailleurs dans l’Hexagone.

Cette industrie de prestige, qui appartient au cercle très fermé des industries du luxe, se distingue par quelques caractéristiques notables :
- Un taux d’exportation (exportations/CAHT) de 41 %, une fois et demie supérieur à celui des biens de consommation dans son ensemble.
- Un taux de rentabilité après impôt (CAF/VAHT) qui se démarque aussi toujours très fortement : deux fois et demie supérieur pour l’exercice 2002 !
- Pour maintenir ces performances, l’image et la notoriété de leurs marques face à une concurrence toujours plus âpre, les entreprises du secteur réalisent des dépenses publicitaires considérables : 12,5% du chiffre d’affaires total du secteur en 2002, en croissance de près de 6% sur l’année précédente ; un montant qui représente près du quart des dépenses publicitaires totales de l’industrie française. Aucun autre secteur ne les égale.

Les professionnels de ce secteur misent sur l’innovation pour démarquer leurs produits : principes actifs inédits et toujours plus performants, packagings attractifs, flaconnages novateurs, etc. De plus, ils déploient des efforts constants pour suivre ou anticiper les goûts changeants des consommateurs sollicités de toutes parts par la publicité. L’offre des produits se diversifie de plus en plus vers des populations spécifiques (hommes, seniors…). Les actions ciblées se développent également : aromathérapie, produits « fermeté », « anti-âge » etc. Cette stratégie de niches élargit les débouchés de la profession.

Les producteurs de produits de parfumerie et de cosmétiques pratiquent le principe marketing de la « distribution sélective » pour la vente de leurs produits. Ils sélectionnent les distributeurs (chaînes de parfumerie, parapharmacies, grande distribution) qui seuls seront habilités à vendre les produits de leurs marques. Ce choix du circuit de distribution se révèle stratégique car il permet aux entreprises de contrôler à la fois le renom et la qualité de leur image ainsi que le marché et les prix.

Chiffres clés (2004)
- Nombre d’entreprises (20 salariés et plus) : 207, dont 144 PMI (20 à 499 salariés)
- Emplois : 46.453
- CA : 15,26 Md€, dont PMI 3 Md€
- Taux d’exportation (Exp. / CAHT) : 41,1% (PMI : 42,2%), soit 77,8 Md$
- Taux d’investissement (Inv. / VAHT) : 9,9% (PMI : 11,3%)
- Dépenses de publicité / CAHT : 12,7% (PMI : 5,6%)

Parfumerie alcoolique : 32%
Cette activité représente le tiers du CA du secteur et emploie près de 13.000 salariés. Le taux des exportations directes (2.911 M€) est parmi les plus élevés de l’industrie manufacturière avec 60% des ventes réalisées hors de l’Hexagone.

Maquillage : 12%
Le maquillage est culturel, ludique, éphémère ; c’est à la fois un geste beauté, une façon de s’exprimer, de suivre la mode, ou tout simplement d’afficher sa féminité. Le maquillage est aussi devenu un véritable enjeu commercial. Cette activité est représentée principalement par 12 entreprises de 20 salariés et plus, qui réalisent un CA de 1 Md€ (2002), dont 635 M€ à l’export, et emploient près de 4.000 salariés. Elles occupent la troisième place pour les performances à l’exportation.

Produits de beauté et de soins : 28%
Cette activité est similaire à celle de la parfumerie alcoolique. L’emploi et le chiffre d’affaires sont également comparables. Près de 40% du CA est réalisé sur les marchés étrangers (2.388 M€).

Shampooings et produits capillaires : 17%
Cette activité est en nette progression depuis le milieu des années 1990. Ce développement structurel est dû en grande partie à l’évolution de l’offre (montée en gamme et diversification). D’autre part, la France est devenue une base de production stratégique pour l’ensemble de l’Europe grâce à l’Oréal, leader mondial de la profession, dont le chiffre d’affaires conserve une progression à deux chiffres depuis 19 années consécutives !

Produits d’hygiène corporelle : 11%
Sur les 12 entreprises classées dans cette activité, une majorité comporte le terme «laboratoire» dans la raison sociale, ce qui d’emblée les positionne sur le rayon de la santé et de l’hygiène, plutôt que de l’embellissement cosmétique. De fait, c’est surtout dans les rayons des parapharmacies ou même en officines que l’on retrouve les produits qu’elles fabriquent. La moitié de ces entreprises sont des structures de taille modeste (100 à 400 salariés) qui emploient près de 1.700 salariés au total. Ce marché des produits de l’hygiène est très pénétré par les filiales de grands groupes américains surtout sur le segment des produits de l’hygiène buccale. L’export représente 546 M€ (2002).

Huiles essentielles
Cette industrie composée d’une quarantaine de sociétés génère un CA de 1,1 Md€ en 2002 et emploie un peu plus de 5 000 salariés. C’est en région PACA que l’implantation industrielle est la plus importante avec plus de 60 % des effectifs contribuant à l’activité. La zone de Grasse est de réputation mondiale.

Commerce, distribution, services à la personne
1 - Commerce de gros (2001) :
Nombre d’entreprises : 1.504
CA : 5,66 Md€
Emplois : 12.380

2 - Commerce de détail (2000) :
Nombre d’entreprises : 3.391
CA : 2,93 Md€
Emplois : 19.894

3 – Prestations de soins de beauté et corporels
Nombre d’entreprises : 11.763
CA : 1,13 Md€
Emplois : 17.708

Source : Ministère de l’Industrie – Sessi - http://www.industrie.gouv.fr/
(02/01/2008)
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+ Intéressant !...(11/01/2008 - 09:06)

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