Ligne de crédit, proposée par des spécialistes du recouvrement depuis plus de 30 ans

 Economie & Société sur Internet

Nous contacter | Publicité | Ligne de Crédit, pour qui ? | Samedi 30 août 2008

Abonnement :   Mail pro   Mail perso   
Edition du 16 Janvier 2008 / N°394 Le(s) saint(s) du jour
EasyCDD : gestion des créations de CDD en ligne Explorimmo, annonces immobilières Gorrias-Consultants, Formation en recouvrement recouvrement.org L'annuaire du recouvrement sur le net Recouvrement en ligne de vos impayés en France et à l'International vite encaisser, spécialiste du recouvrement immédiat de vos impayés
Sommaire
Services
Bourse
Partenaires

Café du commerce

Belles journées et belles mains

L’année vient se s’achever avec la noria des étrennes. Les pompiers, les éboueurs, les facteurs, les concierges, sont venus les réclamer sur le pas de la porte en présentant leurs vœux. La tradition est bien ancrée dans nos régions. Hélas, ces gratifications ne sont plus toujours en parfaite harmonie avec « le petit service rendu » qui justifie cette récompense.


Car c’est bien de cela qu’il s’agit : Remercier, par un don, un service attentif, diligent, ou supplémentaire par rapport à la prestation de base. Les étrennes sont en quelque sorte le « pourboire » versé à l’année. Il est vrai que dans les temps anciens les facteurs, par exemple, étaient payés une fois l’an… Il fallait bien « faire sa pelote » pour les mois à venir.

Aujourd’hui, la survivance du « pourboire » ne fait pas bon ménage avec notre société standardisée dominée par « le service m’est du », un point c’est tout. « Je n’ai rien à donner en plus » puisque c’est inclus. Quel dommage ! Encore un moyen de ne pas faire de différence entre le bon et le moins bien. Encore un encouragement au « service minimum » puisque de toute façon, « je suis payé pareil ». La survivance de cet usage tient à la volonté de certains clients et à quelques prestataires consciencieux qui cherchent à bien faire pour « avoir plus ». C’est là que se trouve le cœur de l’affaire puisqu’il faut que les uns reconnaissent et apprécient le dévouement et que les autres fassent le maximum pour le confort ou la qualité de la prestation. L’échange repose sur la découverte mutuelle. Une gageure ou un pari difficile à tenir de nos jours où la plupart du temps « le service est compris ». Tout comme les taxes, le service est prévu, tarifé, préalablement organisé. Et pourtant ils sont nombreux, les garçons de café, les coiffeurs, les bagagistes, les chauffeurs de taxi, les manucures, les livreurs, les déménageurs, les guides touristiques, les ouvreurs au théâtre ou de cinéma et bien d’autres encore, à répondre au mieux et au plus vite aux attentes du client, avec un sourire en prime. Tous n’agissent pas de la sorte, c’est vrai. Il arrive même que l’intervenant attende un pourboire injustifié puisque le service est lent, que les assiettes sont jetées sur la table, que le chauffeur de taxi n’ouvre pas la portière ou que les bagages soient portés par le client sous un regard goguenard. La décision finale, le pourliche, la rallonge, la pièce, est à la discrétion de celui qui reçoit le service. A lui d’apprécier la vraie valeur du service. Comment être juste? Comment remercier ? Comment sanctionner ? Cela appartient au bon sens et au discernement de chacun d’entre nous. Il est pour le moins regrettable que les uns « oublient » la qualité de prestation et que d’autres « systématisent » le pourboire qui ,à un moment donné, se disait aussi « poursoif ». Car l’expression pourboire, qui conserve le même sens dans la plupart de nos langues européennes, consiste bien à donner une somme d’argent permettant de boire un coup en plus. « A ma santé » disait autrefois le client.

Le pourboire qui, parait-il, trouve son origine Outre Manche puisqu’un cafetier avait mis sur son comptoir une boite portant la mention « To Insure Promptness » demandant ainsi aux clients d’apprécier la rapidité du service - et dont les usages anglo-saxons n’ont gardé que les initiales « TIP » - ne connaît pas le même régime partout dans le monde. Il est institutionnalisé aux USA, où il est un complément du salaire, en Inde, où il est de coutume compte tenu de l’excellence du service rencontré un peu partout, tandis qu’au Japon, il est mal vu. Au pays du soleil levant, l’employé qui s’en voit gratifié en est vexé. Pour la petite histoire, rappelons qu’aux Etats-Unis, le pourboire peut se délivrer en carte bancaire et que le client doit remplir, la case « TIP » et accorder le montant qu’il estime justifié en signant sa facturette. Certains cafetiers ou restaurateurs américains inscrivent manuellement et systématiquement le pourboire dans la ligne « TIP » à l’égard de ces clients qui omettent si souvent cette ligne quand ils sont… français. Parallèlement, notre pays a encore la réputation d’être celui du « bakchich ». Cela a semble-t-il donné naissance au verbe « backchicher », donner un pourboire.

Je vous avoue que je préfère les expressions anciennes, plus douces et plus nobles car le pourboire appartient aussi à la noblesse du cœur, à l’éducation et à la solidarité entre les hommes de toute condition. Parmi différentes dénominations j’ai retenu celle employée par André Gide qui dans son journal disait « Les employés du restaurant ne sont pas payés, mais avec « les bonnes mains » se font d’assez jolies journées ».

(16/01/2008)
Gérard Gorrias
Vos réactions :
+ Bonjour, Comment apprécier la qualité du se...(17/01/2008 - 23:02)

Réagissez :
nom* :    email* : 
commentaire* : 
* = champs obligatoires
Retour accueil...