Sans rééditer le résultat exceptionnel de 2006 qui avait vu les chiffres atteindre un sommet historique de 40.000 emplois créés par les investissements internationaux en France, l’année 2007 constitue un bon cru qui s’inscrit dans la tendance croissante observée depuis 2002, avec 34 517 emplois créés (baisse de 13,7% sur 2006, mais en hausse de 51% sur 2002), selon le dernier rapport de l’AFII (Agence Française pour les Investissements Internationaux).
En revanche, les investissements étrangers ont dépassé pour la première fois les 100 Md€, selon la Banque de France.
Moins de projet, plus de tertiaire
Le nombre de projets annoncé (624 projets créateurs d’au moins 10 emplois sous 3 ans) est également en baisse par rapport à 2006 (-6.2%). Il constitue cependant le 3ème meilleur résultat obtenu depuis la création du bilan en 1993. La part croissante des projets du secteur tertiaire, de plus petite taille que les projets de production manufacturière, explique la diminution de la taille moyenne des projets (55 emplois).
La part des activités de services dans le total des créations d’emplois progresse de 3 points pour atteindre 39,5%. Cette augmentation est imputable aux secteurs des transports et des autres services commerciaux et financiers, tandis que les services aux entreprises et les logiciels connaissent une baisse.
Le secteur manufacturier, qui s’était légèrement redressé en 2005-2006, a repris sa tendance à la baisse, représentant 60,5% des créations d’emplois contre 63,5% en 2006. Les matériels aéronautiques et la chimie plasturgie figurent parmi les secteurs industriels les plus touchés.
Moins d’Américains, plus d’Asiatiques
Les entreprises européennes sont à l’origine de la majorité des investissements internationaux en Europe. Ceci s’explique à la fois par la dynamique du marché unique européen et par la priorité accordée par celles-ci à leur région d’origine dans leur stratégie d’internationalisation. Cette tendance s’observe dans le résultat en France pour 2007 avec 67,4% de créations d’emplois d’origine européenne.
Les créations d’emplois d’origine nord-américaine ont enregistré une baisse, passant de 27,2% en 2006 à 18,8% en 2007 (soit 6 473 emplois), sans doute due à la détérioration de la situation économique outre-Atlantique. Les États-Unis gardent néanmoins leur position de premier investisseur en France. Quant aux entreprises d’origine asiatique, leur contribution a sensiblement augmenté avec 4 654 emplois créés (soit 13,5% de plus par rapport à 2006).
Moins d’extensions, plus de reprises
Avec 35,3% du total du bilan, la contribution des créations reste stable par rapport à l’an dernier. Les extensions représentent 30,9% du total. Parmi les opérations d’extensions les plus importantes en 2007, on peut mentionner : dans le tertiaire, les extensions décidées par différentes sociétés de consulting et de services aux entreprises (KPMG, Bearings, EDS…) et dans l’industrie, les extensions des sites de Bombardier dans le Nord-Pas-de-Calais, de Fuji Autotech dans le Doubs et de SKF Aerospace dans la Drôme.
Notons par ailleurs, une progression de la part des « reprises » d’entreprises, qui représentent 33,8% contre seulement 23,8% en 2006.
5 régions très attractives
Cinq régions de France ont concentré plus de 60% des créations d’emplois : l’Île-de-France avec 30,10%, Rhône-Alpes avec 13%, Nord-pas-de-Calais avec 8,10%, Midi Pyrénées avec 6%, et Provence-Alpes-Côte d’Azur avec 4,60%.
Source : AFII - Agence Française pour les Investissements Internationaux -
http://www.invest-in-france.org/