L’engrenage de la croissance...
Les excellents résultats des industries mécaniques ne cessent d’étonner dans un paysage industriel plutôt maussade… 2007, constitue à cet égard un meilleur cru encore que celui de 2006, se réjouit la FIM – Fédération des Industries Mécaniques.
En effet, après une progression continue depuis 2003, la profession, qui compte 11 300 entreprises de plus de 10 salariés, enregistre à nouveau une hausse de son chiffre d’affaires en 2007, de 6,5% en valeur (4,5% en volume), à 111 Md€.
Le marché intérieur s’est redressé (+ 3% en volume, 5% en valeur), uniquement du fait du rebond de l’activité automobile.
Exportations dynamiques
La demande étrangère reste cependant le principal moteur de cette croissance. Les exportations ont ainsi fortement progressé : 5,5% en volume, 7,5% en valeur. Après l'Europe (60,7%), c’est l’Asie qui reste la principale destination des exportations (10,2%). Néanmoins, des progrès restent à accomplir, car les industries des autres pays européens font mieux, avec une hausse de 10% en moyenne.
La machine-outil en panne
La transformation des métaux s’est redressée, avec une hausse de 6,2%. Ainsi, après une année 2006 en demi-teinte, la sous-traitance enregistre une hausse de 8,4% de son CA (en valeur). Le redémarrage de la production de l’automobile, la poursuite de la croissance dans l’aéronautique et le bâtiment sont à l’origine de cette amélioration. Certaines familles de la transformation des métaux restent néanmoins toujours fortement soumises à la concurrence asiatique : articles métalliques, articles de la table, quincaillerie.
L’équipement et la précision demeurent les secteurs les plus dynamiques avec une augmentation respective de leur CA de 7% et de 5,3% (en valeur).
Les machines d’usage général (manutention, matériels aéraulique et frigorifique) se sont quant à elles très bien comportées (+ 9,5%) grâce à la vigueur du bâtiment (résidentiel et non résidentiel).
Seul bémol, la machine-outil qui, très pénalisée par la baisse de l’investissement dans le secteur automobile (-10%), a connu un creux significatif (-6,3%).
Des investissements importants
Globalement, la mécanique enregistre une progression de ses investissements de l’ordre de 9%, largement supérieure à la moyenne industrielle qui se situe à 3%.
Le redémarrage du marché intérieur soutient l’investissement dans la transformation des métaux et notamment la sous-traitance. Côté équipement, c’est la forte demande étrangère qui impose à la mécanique d’investir.
40 000 recrutements
Les industries mécaniques conservent leur rang de premier employeur industriel de France avec 688 000 salariés en 2007. Leurs effectifs ont progressé de 0,1% par rapport à 2006. Mais cette légère évolution apparente recouvre en réalité un effort soutenu d’embauche pour renouveler les effectifs. On évalue à 40 000 le nombre de personnes recrutées dans l'ensemble de la branche.
Plus de 55 % des entreprises transformatrices de métaux ou équipementières ont de fortes difficultés de recrutement. Plus le niveau de diplôme requis est élevé, plus le renouvellement est difficile.
2008 : ralentissement annoncé
Le ralentissement conjoncturel international devrait avoir des répercussions sur l’activité des industries mécaniques en 2008. L’export est en phase de ralentissement : l’activité économique des Etats-Unis poursuit sa décroissance et celle de l’Asie va commencer à s’éroder légèrement.
En Europe, les prévisions font état d’un net décrochage des industries mécaniques en 2008 : la progression des facturations totales en volume atteindrait 4,1% en moyenne en Europe (contre 8% en 2007) et 3,5% pour la France.
L’investissement industriel devrait stagner et la production industrielle accélérer un peu.
L’équipement verrait sa progression freinée à +4%. La transformation des métaux profiterait quant à elle du redressement de l’automobile et consoliderait ainsi son redémarrage amorcé en 2007, avec une hausse de son activité évaluée à 3%.
Source : Fédération des Industries Mécaniques -
http://www.fim.net/