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Interview
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3 questions à Armand Angeli, du salon Financium
"Face à la crise, il y a des choses à faire..." Financium international se tiendra du 15 au 17 décembre au Palais des Congrès de Paris (porte Maillot). Il regroupera deux Congrès (l'un national, l'autre mondial) des directeurs financiers, pour s'adresser à l'ensemble du monde de la finance. 2.500 personnes sont attendues. Rencontre avec Armand Angeli, président du comité d'organisation.
Financium international se déroule en pleine déroute bancaire. Il en est d'autant plus opportun ? Oui. Les deux Congrès des directeurs financiers que nous organisons conjointement - l'un national, l'autre mondial - abordent des thèmes divers, qui couvrent l'ensemble du secteur. D'ailleurs, on a tenu à être ancré dans la réalité. Le titre et les thèmes ont été revus pour coller à la crise. On les a davantage orientés crise, problèmes dans les banques, quelles sont les réactions et quels sont les outils à mettre en place face à la crise.
Justement, quels outils, quelles méthodes à mettre en oeuvre face à la crise ? On n'a pas de boule de cristal, on ne sait pas trop ce qui va se passer. Mais il y a des choses à faire, comme négocier avec son banquier, s'appuyer sur une meilleure organisation, notamment en externalisant. Dans le comportement aussi : il faut aussi être humble et réactif, faire le dos rond et bien communiquer. Parce qu'il y a la réalité des chiffres, mais l'essentiel de cette crise est basé sur des perceptions. La communication est en cela très importante, pour rassurer tous les acteurs. Il est possible qu'on se rende compte, dans quelques mois, qu'on avait tort d'avoir peur.
Quelles évolutions à prévoir dans les années à venir pour le métier ? Il ne faut pas attendre une très grande révolution. Tous les outils pertinents et utiles ont déjà été mis en place. Ce qui va désormais se passer, c'est l'utilisation de ces outils de façon plus sereine, plus sérieuse et de façon plus rapide. Il existe des méthodes de management, de pilotage, que toutes les sociétés n'ont pas encore intégrées. L'affacturage, par exemple, existe depuis des années, mais n'est pas toujours utilisé à bon escient.
(02/12/2008)
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