|
|
 |
| Sommaire |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
| Services |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
| Bourse |
 |
 |
 |
| Partenaires |
 |
|
Edito
|
 |
Le touche-touche
Je ne sais pas si, comme moi, vous suivez l’actualité avec la même acuité, mais je dois vous avouer que le prochain couronnement de la candidate finalement désignée, me met déjà dans tous mes états. L’événement, vous le savez, a lieu aux portes de la région Poitou Charentes. Ne pas pouvoir assister à cette consécration me chagrine. J’aurais voulu savourer et partager ce fabuleux instant avec la championne, conquérante couverte de lauriers qui, majestueuse et tout sourire accède au podium du triomphe pour une ultime ovation.
Eloigné du paysage, je ne les verrai pas se congratuler, se tenir par la main, s’embrasser tendrement. Tout un cérémonial qui appartient au rituel de l’événement, à cette merveilleuse fête où les émotions vous font perdre la raison, tant la beauté se conjugue avec la grâce. Je vous l’avoue j’aurais aimé les voir, les toucher. Je le sais, de longue date, elles se sont touchées ou tout au moins frottées ou frôlées la hanche, l’une contre l’autre, lors de précédentes manifestations. L’exaltation de ce touché, sens magique qui satisfait l’exploration cutanée, laisse, un instant planer un sentiment de convivialité, de sensibilité, comme si les candidates semblaient unies au point de ne faire qu’un seul et même corps, enlacées en un langoureux tango. Les postulantes se montrent sur l’estrade, prennent des postures à ce moment là, esquissent une sorte de danse sensuelle et laissent présager un avenir de folie. C’est là que, rassemblées derrière une même bannière, elles donnent l’air de ne pas y toucher alors même que, nous le savons tous, les extrêmes se touchent. La figure ainsi réalisée est, au final, complexe à analyser et il faut bien l’avouer un grand nombre de badauds, votants ou non, n’apprécient pas à leur juste valeur les multiples efforts des prétendantes qui ont tout misé pour gagner.
Parallèlement, chacune d’entre elle est touchée au vif dés qu’il est question de leur futur programme ou de leurs engagements à venir. C’est vrai, l’année qui arrive sera difficile et elles ignorent encore où elles iront mouiller. Chacune choisira son port mais elles ne sont pas rassurées. Elles craignent les embruns et les bourrasques qui pourraient contrarier leurs projets. Elles sont encore loin d’avoir touché le pompon du marin qui les mettra en joie. Ce qu’elles redoutent le plus, c’est d’être mises sur la touche. A cet endroit, elles ne toucheront plus rien et cela, elles ne le veulent à aucun prix. Elles ont tout fait pour toucher le gros lot et elles sont décidées à aller jusqu’au bout pour toucher le fruit de leurs engagements. Pour qu’il en soit ainsi chacune s’est présentée sous ses meilleurs auspices. Elles ont mis en valeur tant leurs charmes que, - c’est maintenant nécessaire - leur intelligence. Elles ont distribué des centaines de tracts et de poignées de mains pour bien faire passer leur message. Elles se sont comportées, selon la coutume, comme des gagnantes, et ont touché le plus de monde possible.
La concurrence est dure. : A quelque chose prés, elles ont le même âge. Cela étant, il y a tout de même quelques détails qui les séparent ou tout au moins les différencient. Le regard de l’une, la coiffure de l’autre. Les règles du maquillage, - c’est leur grande spécialité - sont identiques. Elles ont la même endurance devant l’épreuve et sont prêtes à rester de longues heures debout pour se faire applaudir par une foule en délire.
Homme de devoir, je tiendrai mes engagements et je serai ailleurs comme prévu, lors de ce grand soir. Blotti au creux de l’oreille de ma grande tante malade, il ne me restera plus que l’imagination pour participer à l’événement. Je laisserai voguer mon âme vers ces créatures de rêve qui, incontestablement se sont battues tout au long de l’année pour obtenir leur succès et décrocher la timbale qui met en valeur leurs parties. Brillantes de mille feux, elles ont tenu le public et leurs électeurs en haleine. Elles ont eu, pour les uns ou les autres, des petits gestes à la fois sympathiques et réservés, car dans leurs atours et leurs fonctions elles se devaient de ne pas en faire plus. Certains – de mauvais esprits surement – vous diront qu’elles ont dépassé le cadre de leurs attributions. Ceux là n’hésiterons pas à vous faire croire qu’elles ont promis plus que ce qu’elles pouvaient montrer et qu’ainsi, c’est à bon droit que le verdict, tombé tel un couperet, soit venu mettre un terme à des promesses injustifiées. Fi que tout cela, secrets d’alcôves et propos de mauvais aloi. Pour l’amateur (le mateur, penseront les moins délicats) que je suis, celle qui sera ce soir là, désignée Miss France à la Roche sur Yon, lors de prochaine Saint Nicolas aura, sans nul doute autant de mérite que sa Dauphine !
Je suppute fortement que vous aussi vous avez laissé vos pensées divaguer et qu’en définitive vous étiez à mille lieues de celles là. Vous étiez en train d’extrapoler, d’aller vers d’autres, vers celles qui récemment ont, chacune à leur manière, avec un air de sainte ni touche, tâté ensemble le fond des urnes, pour irrémédiablement se séparer. Un rituel très ancien qui n’a rien d’étonnant. Je crois même qu’il s’agit d’un vieux jeu de société que les anciens dénommaient déjà, le touche-touche. Toutes les règles du jeu – ou du programme si vous préférez – sont écrites depuis longtemps : Rien n’est mis en commun pour le bien de tous.
(03/12/2008)
|
 |
| Vos réactions : |
 |
- VOTRE PROSE A LE MERITE D'ETRE BIEN POSEE.
...(03/12/2008 - 19:51)
| VOTRE PROSE A LE MERITE D'ETRE BIEN POSEE.
Bien que le temps presse pour elles de quels programme vont-elles émerger ? La question demeure, car Sarko est aux leviers de la droite, du centre et du PS. Que restera-t-il au PS à se mettre sous la dent à part la contestation. Dans la conjoncture actuelle où rien ne se maitrise et où l'horizon assombrit la meilleur idée ou idéologie.
Nous sommes hélas dépendant des EU - contrôlés
par UE...que reste-t-il, à part une révolution planétaire pour remettre l'homme au centre des préoccupations de sa survie. La polution tant évoquée n'évoque pas "le pouvoir financier". On ne sait encore pas de qui et d'ou viendra LA RAISON. |
|
|
 |
| Réagissez : |
 |
|
Retour accueil...
|
|
|