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Economie
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France
L’artisanat du bâtiment au pied du mur Le repli observé fin 2008 pour les entreprises artisanales du bâtiment (-2%) s’est amplifié au cours du 1er trimestre 2009 avec une baisse d’activité de 4% en volume, selon la Capeb. Ces chiffres sont comparables au recul enregistré dans le secteur du bâtiment dans son ensemble (soit – 4,5% en volume et - 1,5% en valeur sur le 1er trimestre). Cette tendance touche surtout le neuf, mais aussi l’entretien-rénovation. Côté emploi, en dépit de la volonté des artisans de maintenir les effectifs, une perte 15 à 20 000 emplois est à craindre d’ici la fin de l’année. En revanche, du fait des départs à la retraite, l’artisanat va se retrouver confronté à un besoin structurel de main d’œuvre expérimenté d’environ 12 000 personnes. Le corps de métier le plus touché est la maçonnerie, qui enregistre une baisse - 5 % en volume. Le secteur de la couverture-plomberie-chauffage est le moins touché, mais cède tout de même - 2,5 %. Si l’ensemble du territoire est impacté, les régions les plus touchées sont le Sud et l’Ile-de-France. L’Ouest et la Région Rhône-Alpes résistent mieux à la tourmente. Dans un contexte de baisse du pouvoir d’achat, les particuliers semblent moins enclins à effectuer des travaux. Depuis octobre 2008, 90% des entreprises artisanales constatent une diminution de leurs carnets de commandes. Le repli se confirme en ce 1er trimestre 2009, même si une légère augmentation des commandes se ressent en mars. La visibilité sur les chantiers futurs s’est réduite pour s’établir à 90 jours au 31 mars. La baisse est plus marquée dans la construction neuve (- 20 jours) que dans l’entretien rénovation (- 13 jours). Ces chiffres masquent cependant une réalité plus contrastée : 15% des artisans ont moins d’un mois d’activité devant eux, tandis que 10% disposent encore de plus de 5 mois de prises d’ordre à honorer (3 à 4 mois en moyenne). Par ailleurs, les entreprises s’inquiètent de la détérioration croissante de leur trésorerie, dans un contexte où les banques durcissent l’octroi de facilités de caisse. Seules 3% des entreprises affichent une amélioration. Et la baisse des prix consécutive à la crise risque d’engendrer une dégradation importante des marges des entreprises, ces dernières ayant déjà dû faire face à un renchérissement relatif des matériaux. Pour relancer l’activité au 2e semestre, les entrepreneurs comptent beaucoup sur les mesures du Grenelle et du plan de relance.
(15/04/2009)
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