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Dossier
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La HAD (hospitalisation à domicile)
À la maison mieux qu’à l’hôpital Les 164 structures d’hospitalisation à domicile (HAD) de France métropolitaine ont offert 6 700 places et réalisé 85 000 séjours, soit 2 millions de journées, selon l’étude que vient de publier Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) du ministère de la Santé et des Sports (données 2006).
Une alternative à l’hospitalisation complète
Grâce aux progrès technologiques, l’HAD propose un système organisé entre l’hôpital et les soins de ville : elle constitue donc l’une des formes alternatives à l’hospitalisation complète. Elle permet d’assurer une hospitalisation au domicile du patient (dès lors que la prise en charge est possible), afin de raccourcir ou d’éviter une hospitalisation.
Elle permet de dispenser des soins comparables à ceux dispensés en établissement hospitalier, en particulier pour des pathologies graves, aiguës ou chroniques. Trois patients sur cinq pris en charge en HAD le sont à la sortie d’une hospitalisation classique.
L’HAD est généraliste et polyvalente, s’adressant à des patients de la naissance à la fin de vie. Elle peut concerner aussi bien un nouveau-né dont les parents reçoivent une éducation aux soins, qu’un opéré sorti précocement de chirurgie avec des pansements complexes, ou encore des patients atteints de cancer ou des personnes en fin de vie avec des soins palliatifs.
Une offre majoritairement associative
Bien que relativement ancienne, l’HAD joue encore un rôle marginal dans l’offre de soins puisqu’en 2006, il existait seulement 164 structures en France métropolitaine.
Elles se répartissent de façon égale entre les secteurs public et privé à but non lucratif : - 78 structures publiques – 38% des séjours - 74 structures privées à but non lucratif – 60% des séjours - 12 structures privées à but lucratif – 2% des séjours
Une offre inégalement répartie sur le territoire
Les structures d’HAD sont souvent implantées en zone urbaine, avec une forte concentration en Île-de-France, qui compte 10 structures qui représentent la moitié de l’activité. En termes de places, la région totalise 2 300 places, soit un tiers de l’offre totale.
Un département sur cinq ne dispose toujours d’aucune structure d’accueil en HAD. S’agissant d’un mode d’hospitalisation de proximité, cette alternative à l’hospitalisation conventionnelle ne peut donc pas, en l’état actuel du maillage du territoire, être proposée à tous les patients qui pourraient et voudraient en bénéficier.
Périnatalité, cancérologie et soins palliatifs
Le secteur public se positionne sur la périnatalité, le secteur associatif sur la cancérologie. - Les soins liés à la périnatalité (surveillance de grossesse à risque, soins de post-partum pathologiques, etc.) constituent le principal mode de prise en charge en HAD avec 22,4% des séjours. - Les soins techniques de cancérologie constituent le deuxième mode de prise en charge avec 19% des séjours. - Enfin, 15% des séjours sont réalisés en soins palliatifs. Ces trois types de soins représentent 56% des séjours. La moitié des séjours en HAD ont une durée inférieure à 6 jours, mais les séjours liés à des pathologies lourdes atteignent des durées médianes de 20 jours.
Source : Ministère de la Santé et des Sports - Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) - www.sante.gouv.fr/drees/index.htm
(16/09/2009)
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