Le PIB a augmenté au 4ème trimestre 2009 de 0,6%, après une progression de 0,2% le trimestre précédent, selon l’Insee. En moyenne sur l’année, il a reculé de 2,2%, soit la baisse la plus importante depuis l’après-guerre.
Les dépenses de consommation des ménages ont progressé, de leur côté, de 0,9% (après +0,1% au 3ème trimestre). La demande intérieure (hors stocks) contribue au total à hauteur de +0,5 point à la croissance du PIB (après –0,1 point). Les exportations ralentissent (+0,5% après +1,8%) tandis que les importations accélèrent (+3,3% après +0,3%), si bien que le solde du commerce extérieur se détériore. Il contribue négativement à l’évolution du PIB (–0,7 point, après +0,3 point). Cet effet est plus que compensé par les variations à la baisse des stocks des entreprises, principale contribution de la croissance ce trimestre (+0,9 point après –0,1 point).
La production de biens et services a accéléré (+0,6% après +0,3%). Si la production manufacturière a légèrement décéléré (+1,7% après +2,0%), la production de presque toutes les autres branches a été mieux orientée, notamment l’énergie (–0,8% après –3,5%) et les services aux entreprises (+0,7% après +0,2%). En moyenne sur l’année, la production totale a baissé de 3,1%, soit le plus fort recul depuis 60 ans.