Europain, le salon de la boulangerie, de la pâtisserie, de la glacerie, chocolaterie et confiserie, se tiendra du 6 au 10 mars à Paris Nord Villepinte. Il réunira plus de 600 exposants de 130 nationalités, et environ 80.000 visiteurs. Rencontre avec Jean-Paul Broutin, directeur du salon.
Intituler le salon "Europain" n'est-ce pas un peu réducteur ?
Si, puisque le salon ne couvre pas seulement le secteur de la boulangerie, mais aussi la pâtisserie, la chocolaterie ou encore la glacerie. Mais le salon est connu en France et dans le monde sous ce nom-là. On a conservé la marque Europain parce qu'elle a une importante renommée.
Europain a-t-il souffert de la crise ?
On a très peu souffert de la crise. Il y a trois ou quatre mois, on était relativement inquiet. Mais, au cours des trois derniers mois, les exposants, notamment étrangers, sont revenus. Du coup, la surface d'exposition sera la même que les années précédentes, à 3 ou 4% près. On peut l'expliquer par le fait que la crise n'est pas présente partout de la même manière dans le monde. Comme nous sommes un salon mondial, on souffre moins que d'autres.
Le pain français, lui, souffre-t-il de la crise ?
Moins que d'autres métiers de l'alimentation. Le pain est un de ceux qui s'en tire le mieux. On a constaté depuis une quinzaine d'années un retour vers la qualité du pain, sous l'effet du décret qui a défini ce que devait être le pain de qualité française, sans additif. Les consommateurs sont revenus vers leur boulanger. La consommation du pain est relativement stable depuis plusieurs années : 153g/personne/jour en France. C'est d'ailleurs relativement la même dans la majorité des autres pays européens.