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Economie
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Conjoncture
Un regain d’inquiétude dans les PME 77% des dirigeants interrogés début décembre par l’Ifop déclarent être inquiets pour l’économie française, contre 69% lors de la dernière vague du baromètre KPMG et de la CGPME en septembre dernier (400 PME de 10 à 50 salariés). Ces craintes sont plus marquées dans les entreprises de 50 à 99 salariés (84%). Seuls 16% des patrons de PME déclarent ne pas rencontrer de difficulté dans le cadre de leur activité (contre 19% il y a 3 mois). La principale difficulté ressentie est la hausse des coûts ou des prix des fournisseurs (51%, +9 points par rapport à septembre 2010 et +21 points par rapport à janvier 2010). En revanche, la baisse du chiffre d’affaires, historiquement citée comme principale difficulté, poursuit son recul (38%, -4 points).
Un accès au crédit encore difficile Après une forte baisse en septembre, la part des dirigeants se déclarant impactés négativement sur leurs conditions d’accès au crédit remonte pour retrouver son niveau de juin 2010 (28%, +7 points), en particulier dans les entreprises de 20 à 49 salariés (32%), et de 100 à 249 salariés (33%) ainsi que dans les services (32%). En dépit du renforcement des difficultés, les PME ne sont plus que 25% à déclarer se restreindre dans leurs investissements et leurs demandes auprès des banques (-3 points par rapport à septembre 2010 et -19 points par rapport à janvier 2010). La baisse est particulièrement marquée dans le BTP (20% actuellement, contre 32% en septembre 2010) et pour les PME qui ont des besoins en financements d’exploitation (43%, -9 points). En parallèle du recul de l’auto-censure, les besoins en financements demeurent stables à un niveau important : 60% des personnes interrogées déclarent avoir au moins un besoin de financement, et même 71% d’entre elles dans l’industrie (+10 points). Notons que la part des PME qui ont besoin de financer l’exploitation augmente (33%, +4 points), tandis qu’on observe un maintien de celles qui doivent financer des investissements (36%, +1 point). Parmi les 36% PME qui ont besoin de financer leurs investissements, les besoins de crédits s’orientent en premier lieu sur les investissements de remplacement ou d’entretien (57%, contre 48% en septembre), puis sur les investissements d’équipement, de véhicules, d’informatique (53%, -1 point). Après une remontée au cours du 3ème trimestre 2010, les besoins de crédits pour des acquisitions de développement sont à nouveau en légère diminution (21%, -3 points) de même que ceux pour des investissements d’innovation (19%, -2 points).
Les relations avec les banques fragilisées A propos des engagements pris par les banques en 2010 concernant les délais de traitement des demandes de prêts, 22% des PME déclarent ne pas avoir reçu une réponse dans le délai requis des 15 jours. Près des deux tiers des PME (64%, -4 points) sont toujours confrontées à un durcissement. La mesure de durcissement la plus citée par les dirigeants reste le financement avec des frais élevés ou à des montants plus faibles que souhaités (43%, -2 points), suivie des demandes de garanties supplémentaires (32%, +1 point). On constate que pour accorder des prêts, les banques demandent moins de co-financements (29% contre 38% en septembre 2010). En revanche, elles ont tendance à réduire les crédits ou les facilités de trésorerie accordés (25%, +3 points). De plus, les délais d’acceptation s’allongent (21%, +2 points). Dans ce contexte, de plus en plus de dirigeants de PME (45%, +6 points) envisagent d’examiner les conditions d’autres banques concurrentes.
(26/01/2011)
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